Les Elvis Platinés accompagnent la compagnie Délit de Façade dans son projet participatif « La Vie est-elle plate ? » à la cité scolaire André Chamson du Vigan.

Après une résidence au cœur de l’établissement scolaire au début de l’automne, où Sarah Fourage, autrice, et Agathe Arnal, metteuse en scène et directrice artistique de la compagnie Délit de Façade, ont récolté les témoignages et les paroles de nombreux collégiens, Sarah a écrit une pièce de théâtre, « La Vie est-elle plate ? », à partir de cette collecte. Un texte qui aborde le quotidien d’adolescents en 2016 et leurs questionnements, autour de l’amour, l’amitié, la tolérance, la conscience et l’éveil politique, le rapport aux adultes. Une oeuvre littéraire en forme de thriller et d’enquête en milieu scolaire…

Depuis, Agathe Arnal a passé quelques jours par mois pour mettre en scène cette pièce, avec une quinzaine de comédiens en herbe qui ont pris l’expérience très au sérieux.

On ne vous en dit pas plus mais nous vous invitons avec grand plaisir à la représentation publique de « La Vie est-elle plate ? », à la rencontre de ces collégiens comédiens de rue.

NOTE D’INTENTION DE SARAH FOURAGE ET AGATHE ARNAL :
« 
 Nous avons choisi, en tant que metteuse en scène et autrice, d’écrire une petite forme à destination des adolescents, et interprétée par quelques-uns d’entre eux, à partir d’une collecte de leurs paroles, et en jouant au sein même de leur établissement : la mise en jeu et en scène du texte se déroule en déambulatoire dans la cour du collège.
Revenir à 40 ans passés au collège et au lycée : établir un questionnaire, interroger les élèves sur l’espace quotidien de leur scolarité, leurs aspirations, leurs craintes, leurs rêves. S’imprégner de l’atmosphère du collège : récréation, cours ; rumeur des couloirs, une alerte attentat vécue en direct, partager une salle avec les adolescents au travail, écrire, pour eux, mais aussi avec eux, en leur compagnie. Arpenter les lieux, encore et encore, respirer l’air frais de la jeunesse, son agitation, sa « 
fureur de vivre ».
Inventer une histoire à partir de faits réels entendus de ci, de là.
Revoir les élèves : parcourir le texte écrit, le distribuer, impliquer plusieurs participants dans l’aventure, les convaincre, les embarquer « 
au théâtre » .
Retraverser un espace familier et  réinventer des possibles :  l’espace devient un partenaire de jeu tout en résistant aux assauts de l’imaginaire, parfois. Apprendre à l’observer, l’investir, s’y confronter, esthétiquement, vocalement, chorégraphiquement, avec les participants au projet.
Cet acte est propice à porter un autre regard sur l’établissement, sur sa fonction, l’explorer dans son architecture ;  jouer avec, questionner nos libertés, transcender les interdits.
Le rendre plus beau, aussi.
Décaler, faire un pas de côté.
A partir du texte , chaque adolescent se met au service du travail choral.
Il est parfois chef de chœur, parfois choriste, mais toujours au service du récit.
Ainsi de lieu en lieu se met en place une fiction théâtrale, qui révèle non seulement l’espace du collège mais aussi la singularité d’une jeunesse d’aujourd’hui, qui ose et se lance, pour offrir une représentation unique à ses congénères, au sein d’un établissement scolaire.
Un grand merci pour l’accueil tant des élèves que de l’équipe pédagogique du Vigan ainsi que les professeurs Emilie Raynaud, Sébastien Abellan et Eric Poujade pour ces précieux moments de création, d’interrogation : un espace-temps dédié pour s’interroger encore, aller à la rencontre de l’inconnu, pour un temps de restitution qui ne demande qu’à éclore. »

Avec les comédiens de rue : Zélia Badie, Toni Chauvet, Manon Compan, Camille Coste, Matis De colombi, Théo Jeune, Tom Jobert-NDoye, Mathys Marcos, Karl Marotte, Rayan Saoud, Lilou Chorin, Pauline Martinez, Matisse Paul, Malorie Tuo.
Régie son : 
Pierre Gayaud
Merci aux élèves qui ont témoigné :  Marine, Zorahia, Milan, Mathilde, Jordan, Matisse, Lilou, Anna, Rayan, Mathilde, Belinda, Redwan, Gaëtan, Evelyne, Binette, Sharone, Mathys, Pauline, Malorie, Mélité, Anaé, Mathilde, Zélia, Camille et Toni et tous les autres croisés dans les couloirs, dans la cour ou à la cantine.