21 mai 2018

Aux Fenêtres de l’Europe : étape 1

La compagnie Le Trou de Conjugaison démarre en 2012 avec le désir de créer un théâtre physique mettant au premier plan le texte d’auteur, et un engagement corporel par le travail de la contorsion.
Une première création naît en 2016 « Pourquoi l’enfant cuisait dans la polenta » adapté du roman d’Aglaja Veteranyi, un monologue dédié à la salle et aux chapiteaux.
« Aux fenêtres de l’Europe » est une création adaptée des 4 pièces courtes : Fuck you Europa, Sans sucre, A(II) Rh+ et Mères sans chatte de Nicoleta Esinencu auteur Moldave. Il s’agira de mettre en parallèle ces textes qui se font échos les uns aux autres par le passage du monologue au dialogue.

Nous démarrons le travail par une période d’écriture dramaturgique pour la période 2017-2018.
Un itinéraire de création se dessine entre la médiathèque Lucie Aubrac et Les Elvis Platinés, pour une première session se déroulant du 3 au 13 janvier à la médiathèque.
Nous nous plongerons dans l’histoire de la Moldavie, de l’URSS, du communisme, des femmes soviétiques, dans l’histoire de l’Europe afin de nourrir notre propos et saisir la complexité des personnages.
Pour cette première étape, nous posons notre regard sur la carte pour en explorer le monde et tirons les fils de l’histoire à la recherche de nouveaux repères.
« Aux Fenêtres de l’Europe » naîtra à ciel ouvert, pour une écriture en espace public.

Fuck you Europa : le personnage, une jeune fille, s’adresse à son père. Dans cette Moldavie ex-soviétique tout a la couleur et l’odeur de la merde, dit crûment la jeune fille. Et lorsque dans ce quotidien pénible se profile enfin la silhouette opulente d’une Europe de l’abondance, la désillusion arrive trop vite.
Sans sucre : est un texte à deux voix, deux jeunes, presque adolescents, frère et sœur, en colère contre leur famille, contre l’école, contre la société moldave en post-transition, contre le reste du monde. Un écho aux grands bouleversements politiques de la dernière décennie.
A(II)Rh+ : est une fable du racisme ordinaire, ou plus précisément, du nationalisme poussé à l’extrême et qui devient criminel.
Mère sans chatte : reste dans le monde innocent de l’enfance manipulée par l’hypocrisie perverse des adultes.

Déborah Maurin